Les informations essentielles en un coup d'œil
- adresse et phase actuelle du chantier ;
- date de début souhaitée et durée estimée ;
- plages à couvrir : nuit, week-end, fermeture ou activité ;
- accès, clôtures, flux, livraisons et zones sensibles ;
- matériels, stocks ou événements à l'origine du besoin ;
- tâches attendues et limites du poste ;
- contacts, procédure d'alerte et suivi souhaité.
1. Situer le chantier et sa phase
Indiquez la commune, l'adresse du site, le type d'opération et la phase en cours : installation, gros œuvre, second œuvre, réception, arrêt temporaire ou levée de réserves. Les accès, les valeurs exposées et les flux changent au fil du chantier ; la phase permet donc d'éviter un dispositif figé sur une situation déjà dépassée.
2. Décrire les périodes à couvrir
Précisez séparément :
- les horaires habituels d'activité du chantier ;
- les nuits, week-ends et jours fériés concernés ;
- les périodes de fermeture prolongée ;
- les livraisons ou phases sensibles déjà planifiées ;
- la date souhaitée de démarrage et la durée estimée.
Une date souhaitée n'est pas une date confirmée. Le prestataire doit vérifier les moyens réellement mobilisables avant tout engagement.
3. Cartographier les accès et les flux
Recensez les portails, portillons, voies véhicules, accès piétons, zones de livraison et éventuels accès partagés. Indiquez les flux prévus : salariés, sous-traitants, visiteurs, fournisseurs, engins et livraisons exceptionnelles.
Pour un contrôle d'accès, préparez notamment :
- qui définit et met à jour les droits d'entrée ;
- quelle liste ou quel justificatif doit être utilisé ;
- comment traiter une personne non prévue ou un véhicule refusé ;
- qui peut autoriser une exception et comment le joindre.
4. Nommer les valeurs exposées et les risques connus
Décrivez sans exagération ce qui motive la demande : matériaux, câbles, outillage, engins, carburant, base-vie, zones de stockage, accès défaillant ou incidents déjà constatés. Mentionnez également les mesures existantes : clôture, éclairage, alarme, vidéosurveillance ou télésurveillance.
L'objectif n'est pas de transmettre immédiatement un plan de sûreté complet, mais de permettre au prestataire de comprendre les points à examiner.
5. Définir les tâches attendues
Indiquez le résultat opérationnel attendu sans imposer trop tôt une solution. Le besoin peut porter, selon le chantier, sur :
- une présence sur un poste défini ;
- des rondes sur des points de contrôle ;
- le filtrage de droits d'accès fournis par le donneur d'ordre ;
- l'enregistrement convenu des entrées et sorties ;
- la constatation d'une anomalie et l'application d'une chaîne d'alerte.
Faites aussi écrire les exclusions. Un agent de sécurité privée ne remplace ni le responsable du chantier, ni le coordonnateur SPS, ni les services publics d'urgence.
6. Recenser les contraintes du site
Signalez les équipements de protection requis, les règles de circulation, les zones interdites, les risques de coactivité, les horaires de bruit, les procédures d'accueil et les installations mises à disposition. Si une qualification particulière est exigée, reliez-la à une tâche ou à une exigence précise du site.
7. Préparer la chaîne d'alerte
Avant le démarrage, identifiez :
- un référent principal et, si possible, un relais ;
- les situations qui nécessitent un appel immédiat ;
- les coordonnées à utiliser selon l'heure et le jour ;
- la conduite à tenir lorsque le référent ne répond pas ;
- les cas dans lesquels les services publics doivent être contactés.
8. Choisir une traçabilité utile
Précisez ce que le donneur d'ordre doit réellement recevoir et qui doit en être destinataire. Selon le dispositif, le suivi peut prendre la forme d'un registre d'accès, d'une main courante, d'un relevé de passage ou d'un compte-rendu d'événement. Le format, la fréquence et les règles de conservation doivent être adaptés au besoin.
9. Comparer les offres à périmètre constant
Avant de comparer les montants, vérifiez que chaque proposition précise :
- les mêmes dates, plages horaires et jours particuliers ;
- le nombre de postes et la nature continue ou ponctuelle de la présence ;
- les tâches, qualifications et équipements inclus ;
- les modalités d'encadrement, de suivi et de modification ;
- les exclusions, frais éventuels et conditions de fin de mission.
Modèle de brief à copier
Site et commune : …
Phase du chantier : …
Date de début souhaitée / durée : …
Horaires et jours à couvrir : …
Accès et flux principaux : …
Valeurs exposées / risque principal : …
Mesures déjà présentes : …
Tâches attendues : …
Contraintes et qualifications particulières : …
Référents et chaîne d'alerte : …
Traçabilité ou comptes-rendus attendus : …
Ce qu'il vaut mieux ne pas envoyer dans un premier formulaire
Ne transmettez pas de code d'alarme, clé numérique, identifiant d'accès, plan sensible détaillé, liste nominative complète ou photographie révélant une faiblesse exploitable. Ces éléments ne deviennent utiles qu'après définition du cadre, des destinataires et du canal d'échange.
Portée de la checklist
Cette trame prépare le premier échange ; elle ne remplace pas une visite, une analyse de risques, les obligations propres au chantier ni les documents contractuels. Le dispositif final dépend du site, des horaires, des tâches et des moyens confirmés par le prestataire.